Gilles Lecerf et Paul Knoerysont deux étudiants d’HEC Paris, diplômés cette année,et sont passionnés par l’Afrique, son écosystème économique, et notamment le développement des PME.

Motivés par la question du soutien aux PME comme vecteur de création d’emplois dans les pays en voie de développement, Gilles et Paul ont réalisé une étude pendant plusieurs mois sur le continent, principalement en Afrique de l’ouest.

Cette étude leur a valu un passage de 7 semaines  au sein de COFINA dont 3 à Dakar et 4 à Abidjan.

Ce passage a permis d’enrichir leur approche en ce qui concerne l’accès au financement des PME.

Ils étudiaient tout particulièrement la pertinence d’une solution de financement participatif : comment construire un modèle qui soit le plus adapté possible aux spécificités des PME locales ?

Pour Gilles et Paul, le principal levier de la création d’emplois réside dans la formation d’un tissu dense de PME. Mais le problème majeur reste le difficile accès au financement des PME.

« Ces dernières peinent à se développer en raison d’un manque de financement : leurs besoins se situent au-dessus des capacités des institutions de microfinance mais en-deçà des seuils des banques traditionnelles »

D’où leur intérêt pour le modèle COFINA qui s’intéresse au chaînon manquant du financement classique.

 « COFINA représente à nos yeux la réalisation la plus aboutie en matière de mésofinance et d’accès au financement des PME en Afrique de l’ouest. Découvrir les activités de Cofina sur le terrain a  été une immense opportunité d’enrichir notre approche »

 Plonger dans l’univers de COFINA pendant 7 semaines a été également l’occasion d’évaluer la réponse apportée aux PME par l’Institution.

Diriez-vous que COFINA apporte une véritable réponse aux problématiques des PME ?

« Absolument, Cofina apporte un vraie réponse aux PME ayant des difficultés à accéder au crédit bancaire. Les structures rentables et gérées efficacement mais incapables d’apporter les garanties, états financiers certifiés ou autres documents requis par les banques, se voient offrir une nouvelle possibilité de financement. Assurément, Cofina ne répond pas à toutes les problématiques des PME puisque le groupe s’inscrit dans un temps assez court : crédits de quelques mois, pas de réel accompagnement, etc. Il s’agit d’abord d’une réponse aux problèmes de financement de fonds de roulement des PME. C’est une vraie réponse, mais qui doit être complétée par d’autres structures capables de financer l’investissement par exemple ».

 Au sein de COFINA, Gilles et Paul ont pu échanger avec différents acteurs du Groupe dont  Marema BAO KONE, Jean-Luc KONAN respectivement Directeur Général Adjoint  et Président Directeur Général du Groupe COFINA, Armand DIAMIDIA, Directeur Général de CAC (filiale du Groupe en Côte d’Ivoire).

« M. KONAN a su s’entourer de professionnels issus des meilleures banques et institutions de microfinance d’Afrique. Cela permet à COFINA d’allier l’agilité d’une jeune entreprise (croissance impressionnante, développement fulgurant de nouvelles activités et dans différents pays) avec l’expertise et le savoir-faire d’un grand groupe » -Gilles

« COFINA est un groupe à la fois jeune et dynamique, et déjà conséquent par sa taille et son implantation internationale. Il fonctionne de façon très rapide et sur beaucoup de sujets en parallèle. Il s’agit d’une structure dont la taille la rapproche d’un grand groupe mais qui s’efforce de conserver son agilité et sa rapidité d’exécution. » -Paul

Alors quelle approche proposent –ils pour solutionner le difficile accès au financement des PME ?

« Une solution de financement participatif en dette rémunérée à destination des PME en Afrique subsaharienne »

L’objectif central est de permettre aux particuliers de financer directement les PME sélectionnées par la plateforme. En mutualisant l’épargne de plusieurs individus, il est alors possible d’octroyer des crédits de plusieurs dizaines de millions de FCFA à des PME souhaitant investir dans l’achat de nouveaux matériels par exemple.

Cette plateforme s’inscrit dans un écosystème riche regroupant différents protagonistes :

  • Spécialistes de la mésofinance
  • Chambres de commerce et organisations patronales
  • Acteurs de la société civile et influenceurs
  • Membres des diasporas
  • Fournisseurs de services de paiement mobile
  • Organismes publics de régulation
  • Institutions de développement
  • Structures d’accompagnement
  • Fonds de garantie

Le lancement de la plateforme est prévu pour novembre 2016 au Sénégal.

Nous souhaitons bon vent à Gilles et Paul pour la suite de leur projet et vous invitons  à découvrir plus en détail leur projet à partir de leur site web : http://www.iroko-project.com/

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